dimanche 13 novembre 2016

EDUCATION DU CHEVAL: LA CONSTRUCTION DES BASES


En principe un cheval n’oublie jamais les leçons qu'il a reçu surtout les leçons justes et bonnes. Les autres, les mauvaises, si elles ne sont pas trop douloureuses, ils n'y pensent plus très vite et c'est heureux. Si elles sont douloureuses, il se blase et s’évade en résistant de façon passive, l’esprit ailleurs et ne se souvient que de la force qu'il a déployée pour luter. 
"Mobilisation sur place" ébauche du piaffer sur un jeune cheval aux bases solides


 

Quand je parle de bonnes et justes leçons, je pense bien sur aux leçons d'équitation classique, d'équitation raisonnée, celles respectant les règles d'hippomécanique et de locomotion naturelle, celles des La Guerinière, Baucher, d'Aure et des autres... 

Et qui dit La Guerinière ne veux pas dire équitation de «Cour » devant le Roy mais éducation générale d'un cheval de service ou de campagne donc de nos jours d’un cheval de sport. 


Cette éducation commence par une construction des bases (simples) que le cavalier va pouvoir assembler pour construire tout le dressage général puis spécifique du cheval. 


Ces bases sont dans l'ordre d'apprentissage : 


1. La mise en équilibre 


2. La réponse aux jambes


3. La réponse aux mains


4. Les flexions (voir l'article)


5. La mobilisation des hanches

 

6. La mobilisation des épaules 



7. La mobilisation de la masse 


Autres exercices de mobilisation de la masse: Épaules en dedans - Tête au mur - Croupe au mur etc...


Et c'est tout… 

Ce sont un peu les gammes du cavalier … 

A partir de là, l'écuyer fait ses "gammes" puis joue sur ce répertoire pour monter son " affaire"...


Donc un cheval chez qui on construit des bases (classiques) ne les oubli jamais. Il m'est arrivé à plusieurs reprises de monter des chevaux que la vie m'avait fait perdre de vue pendant de nombreuses années et de retrouver après quelques minutes de reprise de contact le cheval que j'avais laissé plusieurs années auparavant. Comme cet anglo-arabe, Poé, fils de Nitard, que j'avais débourré et "mis" puis monté durant plusieurs années, pour le compte d'une française en Limousin dans les années 80 jusqu'à son départ pour l'Argentine suite a son mariage avec un riche (très riche, très, très riche) viticulteur de Mendoza au pied de la cordelière des Andes. 

14 ans après son départ je deviens entraineur national en Argentine et bien sûr je retrouve mon ancienne élève et son cheval. 
En moins de 10mn j'avais reconstruit toute les bases et Poé me récitait tout son programme comme si nous nous étions quitté la veille… 
La Bonne Société Argentine m'a pris pour un sorcier… 



Donc, si vous avez une certaine liberté dans le travail de vos chevaux, il n'y a aucune raison pour que la leçon d'avant soit perdue, même si quelqu'un d'autre que vous monte le même cheval, il vous suffit à chaque reprise de contact de reconstruire en quelques mouvements simples les 7 points des bases et si le cheval ne les a pas, de les lui inculquer… 


Et ça c'est valable pour toute discipline, du cheval de combat du XVIII au cheval d'obstacle ou de dressage d'aujourd'hui… 


Jean Michel Rousseaux
Écuyer-Instructeur
Diplômé d'État 


cheval.coaching@gmail.com

 
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